Hypothèse d’avant-garde

Sujet : la culpabilité

Photo de Fey Marin

Imaginons qu’un membre d’un collectif soit confronté à ce que nous appelons par réflexe conditionné une « épreuve », qui l’appelle à regarder de très près les notions de responsabilité et de culpabilité… Par exemple, une convocation devant un tribunal, ayant pour objet un incident dans lequel il est « mis en cause ». Nous n’aborderons pas ici ces notions du point de vue de la loi, mais du point de vue de la Conscience, du Cœur et de l’Esprit, en nous plaçant au centre de notre marche vers la réunification de l’Être, au centre du ꝏ.

Cette « convocation » est une invitation de la vie.

Une invitation plus que ferme pour la personne concernée, certes. Elle va, en conscience, passer par un processus plus ou moins élevant : cela va aviver en elle un certain nombre de blessures, activer des croyances erronées – sur elle et sur le décor, et lui demander une volonté de transmutation conséquente pour que cette expérience devienne lumière. Malgré sa volonté évidente de « traiter ce dossier », un sentiment de grande solitude peut se faire jour en elle, alors même que des peurs plus ou moins rationnelles sont susceptibles de prendre les rênes.

Or, de là où je suis, je vois cet Être faire avec courage un pas vers sa verticalité, sa vérité et donc une libération, mais aussi et peut-être surtout faire ce pas pour le collectif au sens le plus large, c’est-à-dire pour chacun de nous. Et je perçois la gratitude qui déferle dans sa direction.

À mes yeux, cette invitation concerne aussi le collectif.

Je m’explique.

Si des membres de ce collectif, nous pourrions dire ici Oramazi, concernés dans leur intériorité par cet état de culpabilité, entendaient l’invitation ? S’ils percevaient que le pas de cette personne, a priori très personnel, leur propose éventuellement d’en faire un en même temps ?

Dans un monde nourri par l’unité, ces personnes se réunissent autour de l’« invité principal » (qui n’est même pas nécessairement connu comme tel), dans une direction commune : transmuter LA culpabilitéqui n’a rien de personnel, nous le savons. Chacun allant, avec responsabilité et confiance, contacter en soi son propre ancrage coupable, éclairant avec de l’amour ce qui demeure encore dans ses catacombes. C’est un mouvement de descente et d’élévation simultané, comme nous le savons.
Le creuset sacré et créatif de cette réunion de volontés amoureuses fait appel à la Grâce pour que la transmutation se fasse collectivement, dans un rayonnement actif beaucoup plus large.
Chacun offrant sa gratitude qui devient carburant puissant.

Soyons clair, en aucun cas il ne s’agit de répartir ni de dissoudre la responsabilité initiale ni de cautionner un évitement quelconque. Encore moins de tenter d’influer un verdict de tribunal dans une attente de résultat – résultat de ce mandat d’élévation entre « plaignant » et « mis en cause » qui ne nous regarde aucunement, ce n’est pas le sujet.

Le partage de ces pas ne soutient-il pas par sa lumière exponentielle la traversée de l’invité principal ? Cela ne l’accompagne-t-il pas dans sa verticalisation ?
Cela n’élève-t-il pas chacun à davantage d’Amour et de Conscience ?

Cette hypothèse d’avant-garde ne porte-t-elle pas une puissance inédite au service de l’élévation, tant individuelle que collective ?

Cet article est susceptible de donner lieu à une proposition,
voire à une cocréation.

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2 Comments
  1. Merci pour cet article et la proposition que j’y vois de s’engager sur la voie pleine et totale de la responsabilité !

    • Et surtout de placer et vivre la Relation sur un nouveau modèle, vibratoirement plus élevé que ce que nous connaissons.

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